Dimanche, octobre 13, 2013

Des baleiniers à Paris, à la fin du XIXe siècle !

3. … en présence de : Pierre
4. Briffault, âgé de trente trois ans, baleinier …
5. … et Charles Huveline, âgé de quarante ans, baleinier

Après les Apaches, des baleiniers à Paris ? Des chasseurs de baleines sur la Seine ?! Ou pas…

Quelle profession pouvaient-ils bien exercer ?
Osons quelques hypothèses :

  • fabricants de corsets ?
  • fabricants de parapluies ?
  • vendeurs d’épices ? (une baleine désignait d’antan une provision de noix de muscade [source dictionnaire Godefroy])

Après quelques recherches, il s’avère que Pierre et Charles ne vivaient pas de rocambolesques aventures de pêche mais s’occupaient, une “baleine” à la main, des… pécheurs de l’Église !

Employé d’église qui a pour insigne une verge ou canne et pour fonction principale de marcher devant les ecclésiastiques, devant les quêteurs, etc., et de leur faire ouvrir passage.
[source dictionnaire de l’Académie française, 8ème édition (1932-35)]

Le site Vieux Métiers nous confirme :

Bedeau qui maintenait l’ordre durant l’office dans les églises à l’aide d’une verge appelée baleine faite, à l’origine, en fanon de baleine.

Les dictionnaires plus anciens utilisaient pour évoquer la verge ou canne des bedeaux les termes de baguette ou de… masse ! D’ailleurs, nos deux bedeaux ci-dessus arborent bien un objet qui ressemble plus à une masse (surmontée de la Croix pour l’un d’eux ;-) qu’à un fanon de baleine.
On ne badine pas lors de l’office !