Vendredi, septembre 13, 2013
À qui appartient la balle ?
Au blessé qui la reçoit ?Au chirurgien qui l’extrait ?Au tireur qui l’envoie ?
Ainsi titrait un journaliste de L’Ouest-Eclair (édition de Rennes), dans un article en une du 29 juin 1913.
Une angoissante question se pose en ce moment au monde médical.Un chirurgien bulgare, ayant extrait une balle turque reçue par un soldat monténégrin, prétend que le projectile lui appartient cependant que le blessé en revendique la propriété. Lequel des deux hommes a raison ?[…]
M. le docteur J. Potherat, chirurgien de l’Hôtel-Dieu […]" En principe, écrit-il, le seul et légitime propriétaire du projectile est celui qui, le possédant, en a chargé son arme et l’a envoyé dans le corps du blessé. Mais le propriétaire authentique ne réclame jamais son bien."[…]
M. le professeur Montpront, d’Angers, s’est inspiré de la sagesse du roi Salomon et il saisit la balle au bon [sic] pour porter un jugement définitif :"Il est une manière bien simple de trancher ce curieux différend, remarque-t-il."Rien de plus facile que de scier en deux, et en long, l’objet du litige !
Ce serait à mourir de rire… s’il ne s’agissait de corps meurtris…
[source Gallica, Bibliothèque nationale de France]


À qui appartient la balle ?

Au blessé qui la reçoit ?
Au chirurgien qui l’extrait ?
Au tireur qui l’envoie ?

Ainsi titrait un journaliste de L’Ouest-Eclair (édition de Rennes), dans un article en une du 29 juin 1913.

Une angoissante question se pose en ce moment au monde médical.
Un chirurgien bulgare, ayant extrait une balle turque reçue par un soldat monténégrin, prétend que le projectile lui appartient cependant que le blessé en revendique la propriété. Lequel des deux hommes a raison ?
[…]
M. le docteur J. Potherat, chirurgien de l’Hôtel-Dieu […]
" En principe, écrit-il, le seul et légitime propriétaire du projectile est celui qui, le possédant, en a chargé son arme et l’a envoyé dans le corps du blessé. Mais le propriétaire authentique ne réclame jamais son bien."
[…]
M. le professeur Montpront, d’Angers, s’est inspiré de la sagesse du roi Salomon et il saisit la balle au bon [sic] pour porter un jugement définitif :
"Il est une manière bien simple de trancher ce curieux différend, remarque-t-il.
"Rien de plus facile que de scier en deux, et en long, l’objet du litige !

Ce serait à mourir de rire… s’il ne s’agissait de corps meurtris…

[source Gallica, Bibliothèque nationale de France]

Notes

  1. yvongenealogie a publié ce billet