Samedi, mars 22, 2014

Le 10 mars 1914, on replantait l’orme Saint-Gervais, un jeune spécimen “choisi parmi les plus beaux et d’une venue parfaite" et "destiné à devenir un arbre historique”.

La présence d’un orme à cet emplacement, aujourd’hui proche de l’église Saint-Gervais-et-Saint-Protais (Paris, 4ème arrondissement), est attestée dès le XIIIe siècle. Il symbolisait alors la justice et un lointain prédécesseur de l’orme actuel a dû voir sous ses branches justice rendue… jusqu’au supplice !

”[…] au XIIIe siècle, la possession d’un orme par un seigneur est «enseigne de haute justice», c’est-à-dire fait présumer qu’il est haut justicier.
Fr. Olivier-Martin, Hist. du dr. fr.,1948, p.142

L’orme de Saint-Gervais fut maintes fois coupé puis replanté. D’arbre de justice, après la Révolution il devint arbre de la Liberté. De symbole en symbole, l’orme est parvenu jusqu’à nous, chargé d’Histoire et d’histoires. Il est aujourd’hui censé porter bonheur.

Selon plusieurs sources, dont Le Petit Parisien, l’arbre dont on peut contempler aujourd’hui les ramures et le tronc fendu par la foudre aurait été planté en 1936.
Mais alors, qu’est-il advenu de l’orme planté ce 10 mars, “sans cérémonie, sans discours, sans pompe officielle”, comme le rapporte le même quotidien, Le Petit Parisien de 1914 ?

Sources :

Vous pouvez aussi retrouver sur le blog Entre nous et nos Ancêtres nos digressions sur l’arbre : arbres dans l’histoire, les plus vieux arbres…

Vendredi, mars 21, 2014

Le 12 février 1914 vit la “naissance” de trois nouveaux Immortels. Trois des quatre sièges vacants de l’Académie française étaient ainsi pourvus.

Cette élection drapa de l’habit vert un historien et un auteur dramatique et journaliste - il succéda en tant que directeur de la rédaction du Figaro à Gaston CALMETTE, dont nous relations l’assassinat - tous deux aujourd’hui méconnus.

Le troisième a laissé son nom à des lycées, des rues… Il s’agit du philosophe Henri BERGSON. Du fait de la Grande Guerre, il ne fut officiellement reçu à l’Académie française que le 24 janvier 1918, en tant que successeur d’Émile OLLIVIER,

Fils d’un musicien d’origine juive polonaise et d’une mère juive anglaise, il acquit la nationalité française à ses 18 ans. Normalien, professeur de philosophie, il fut distingué Grand-croix de la Légion d’honneur et reçut le prix Nobel de littérature en 1927. Le deuxième article cite, déjà en 1914, trois des œuvres majeures du philosophe. Ses œuvres sont d’ailleurs entrées dans le domaine public depuis le 1er janvier 2012 et défient aujourd’hui les neurones de nos lycéens et étudiants !

Leurs biographies sur le site de l’Académie française :

Une citation d’Henri BERGSON :

« Partout où quelque chose vit, il y a, ouvert quelque part, un registre où le temps s’inscrit.  »

L’évolution créatrice, 1907

Dimanche, mars 16, 2014

Le 16 mars 1914, Mme Caillaux assassine M. Calmette de six coups de pistolet.

Depuis le début de l’année, le quotidien Le Figaro menait une virulente campagne contre Joseph Caillaux, ministre des finances, surnommé “le ploutocrate démagogue”, instigateur notamment d’un impôt sur le revenu. Les attaques, relayées par toute la droite et par d’autres quotidiens comme La Croix, redoublaient en cette période électorale, tant sur le plan des affaires qu’au niveau personnel. Dans ce contexte délétère, Le Figaro publie en une du 13 mars une lettre manuscrite signée “Ton Jo”, adressée par Joseph Caillaux à celle qui était alors sa maîtresse, avant de devenir sa femme.

Trois jours plus tard, Madame Caillaux, excédée par ces attaques, se rend dans le bureau de Gaston Calmette munie d’un pistolet automatique caché dans son manchon et abat le directeur du Figaro.

Le Figaro se pare du ruban noir du deuil. Dans les colonnes du journal  La Croix on peut lire:

Hier soir, M. Gaston Calmette, directeur du Figaro, a  été assassiné par Mme Caillaux, femme du ministre des Finances. […]
"J’ai fait mon devoir", tel est son testament.

Le drame ne met pas fin aux attaques. L’édito de La Croix du 19 mars revient sur l’affaire et titre, aussi poétique que cynique, “Aux lueurs du browning”.

Joseph Caillaux démissionne de ses fonctions. La Croix écrit encore : “L’horrible crime de Mme Caillaux a inspiré la même pensée à toute la presse : les balles qui ont frappé Calmette ont tué Caillaux.

La France perdait alors un des hommes politiques qui auraient pu œuvrer afin d’éviter la Guerre…

Armand Albert-Petit écrit dans son ouvrage “La France et la guerre” (publié en 1918 !) :

A la veille de la guerre la France n’était prête ni moralement ni matériellement. L’opinion publique était accaparée par les affaires de politique intérieure. Les élections générales qui venaient d’avoir lieu les 26 avril et 10 mai, les polémiques sur le service de 3 ans, et aussi
certains scandales comme l’affaire Rochette ou l’assassinat de Calmette par Mme Caillaux, préoccupaient plus que les grandes questions d’intérêt national.

Samedi, mars 8, 2014

La Belle et la Bête, 1946, film réalisé par Jean Cocteau.

Dans le conte Belle découvre que, au delà de sa laideur, la Bête est un être généreux qui ne demande qu’à aimer et se faire aimer.
Je pense que “La Belle et la Bête” pourrait, en cette journée de la femme, porter un tout autre message, plus subversif, en devenant une métaphore de la lutte de la femme pour l’autonomie et l’égalité.

Dans la version cinématographique de 1946, c’est Josette DAY (1914-1978), née Josette DAGORY il y a cent ans, le 31 juillet 1914, qui incarnait Belle et donnait la réplique à Jean MARAIS.

Hommage aux femmes, plus ou moins célèbres mais toutes dignes d’être connues, nées il y a cent ans http://www.yvongenealogie.fr/2014/03/celebrite/hommage-centenaire-femmes-celebrites-1914/ 

daieuxetdailleurs:

Liberté. Egalité. Fraternité. Justice. Révolution. A voir sur Pinterest
Source : Archives de Rennes, 5 F 12

daieuxetdailleurs:

Liberté. Egalité. Fraternité. Justice. Révolution. A voir sur Pinterest

Source : Archives de Rennes, 5 F 12

daieuxetdailleurs:

Parfait pour le week-end (mais je ne vais pas m’en remettre de cette trouvaille) : Distributeur automatique de bock de bière du Phénix, Marseille, 1888.
Yec’h mad !*
Source : Archives de Rennes, I 45. Voir aussi : histoire des distributeurs automatiques (Wikipédia)
* à la vôtre (en breton).

daieuxetdailleurs:

Parfait pour le week-end (mais je ne vais pas m’en remettre de cette trouvaille) : Distributeur automatique de bock de bière du Phénix, Marseille, 1888.

Yec’h mad !*

Source : Archives de Rennes, I 45. Voir aussi : histoire des distributeurs automatiques (Wikipédia)

* à la vôtre (en breton).

Jeudi, février 20, 2014

Le 20 février 1914, il y a cent ans, décédait à Asnières-sur-Seine Paul CHEVRÉ.

Ce sculpteur français, né Paul Romain Marie Léonce CHEVRÉ, à Bruxelles en 1866, est surtout connu au Canada, pour la réalisation d’œuvres dans le cadre de commandes publiques. Il est notamment l’auteur du monument de l’explorateur Samuel de Champlain, cher au cœur des québécois, le « Père de la Nouvelle-France », monument érigé en 1898 à Québec.

Il fut aussi, en avril 1912, l’un des survivants du naufrage du Titanic, passager de 1ère classe, échappant à la catastrophe en embarquant dans le premier canot de sauvetage qui quitta le navire.

D’autres informations sur le sculpteur :

Samedi, février 8, 2014
Un mariage gai en 1914 à Bréhal (Manche).Où il est question d’un homme, de deux femmes, et de poudre blanche…
Bon, peut-être une accroche un peu sur-vendeuse pour ce qui n’est finalement qu’un fait divers qui - avec tout le respect dû à la demoiselle délaissée - relève plus d’un comique vaudevillesque que de la tragédie antique.
On peut se demander d’ailleurs si le rédacteur en chef d’un quotidien régional publierait aujourd’hui en une ce genre de brève (celle-ci est extraite de la une de L’Ouest-Eclair, édition de Rennes, du 23 janvier 1914 - source Gallica). Certainement, le “sensationnel” et le malheur d’autrui faisant toujours recette auprès des lecteurs, mais il/elle choisirait à n’en pas douter un autre titre !

Un mariage gai en 1914 à Bréhal (Manche).
Où il est question d’un homme, de deux femmes, et de poudre blanche…

Bon, peut-être une accroche un peu sur-vendeuse pour ce qui n’est finalement qu’un fait divers qui - avec tout le respect dû à la demoiselle délaissée - relève plus d’un comique vaudevillesque que de la tragédie antique.

On peut se demander d’ailleurs si le rédacteur en chef d’un quotidien régional publierait aujourd’hui en une ce genre de brève (celle-ci est extraite de la une de L’Ouest-Eclair, édition de Rennes, du 23 janvier 1914 - source Gallica). Certainement, le “sensationnel” et le malheur d’autrui faisant toujours recette auprès des lecteurs, mais il/elle choisirait à n’en pas douter un autre titre !

Dimanche, janvier 5, 2014
L’étude Yvon Généalogie vous souhaite une très bonne année 2014, riche en découvertes généalogiques ! 
Illustration : L’arbre de vie, Klimt.

L’étude Yvon Généalogie vous souhaite une très bonne année 2014, riche en découvertes généalogiques ! 

Illustration : L’arbre de vie, Klimt.